L’Association des Jeunes pour le Développement Communautaire, AJEDEC, a choisi l’arme la plus rare en temps de crise : l’éthique. Avec le PAM, l’AJEDEC a formé 100% de ses agents aux PEAS ce mardi 9 juin. Message clair en pleine épidémie d’Ebola : sauver des vies, oui. Mais jamais au prix de la dignité humaine.
Objectif de la session : maîtriser les notions clés des PEAS, Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels. En période d’épidémie, la peur, la précarité et la dépendance à l’aide explosent. AJEDEC l’a compris : la riposte sanitaire ne vaut rien si elle crée d’autres blessures
« Tous formés, tous responsables »
Particularité de cette opération : aucun agent laissé de côté , tout le personnel AJEDEC a suivi la formation. C’est le pari « zéro exclusion » lancé avec le PAM.
Pour le PAM, AJEDEC représente des relais jeunes, proches des réalités locales. En renforçant leurs compétences PEAS, le PAM investit dans une aide plus sûre, plus crédible. Pour AJEDEC, s’aligner sur les standards du PAM, c’est garantir aux populations une assistance respectueuse, transparente et sans risque.
L’éthique, premier vaccin
En Ituri, l’urgence est sanitaire. Mais AJEDEC-PAM rappelle l’essentiel : vaincre Ebola, c’est aussi protéger l’humain. Avec des jeunes agents formés et engagés, l’ONG confirme sa mission première — développer la communauté en la protégeant.
Contre le virus, AJEDEC et le PAM ont choisi de vacciner d’abord les comportements. Parce qu’une riposte efficace est d’abord une riposte humaine.

