- AJEDEC dans la cohésion sociale des jeunes en ville de Bunia
Avec le financement de la MONUSCO et du Gouvernement provincial de l’Ituri du projet de « Soutien au processus de réintégration socio-économique des ex-combattants démobilisés en renforcement de la paix et la cohésion sociale en ville de Bunia » ; vers la fin de l’année 2018, l’AJEDEC a fortement contribué à la réduction des violences communautaires et le renforcement de la paix et de la cohésion sociale entre les jeunes déplacés, les ex-combattants démobilisés et les jeunes des communautés hontes en ville de Bunia, à travers la réhabilitation du stade Amani de Bunia, entant que symbole de la paix et de vivre ensemble de la ville de Bunia, par la méthode des travaux en haute intensité en mains d’œuvre.
Des actes de violence se produisaient çà et là à travers la ville, mettant en évidence des tensions entre ces couches des jeunes en risque. Ce projet va réussir à mettre ensemble dans les travaux, toutes ces couches des jeunes qui jusqu’à là, ne s’acceptent pas. Outre le HIMO, en collaboration avec le bureau du conseil de la jeunesse de la ville de Bunia et la mairie, des séances d’échanges et discussion sur la paix et la cohabitation pacifique, des formations et des sensibilisations étaient organisées et réalisées par les bénéficiaires auprès d’autres jeunes de leurs quartiers respectifs.
Il était plus évident que le rétrograde des violences dans la ville était, certes, l’impact direct de cette activité sur la vie des populations en ville de Bunia.
- Histoire de vie relative aux activités de cohésion sociale et de cohabitation pacifique
De camps des déplacés, à un habitant de la localité Nyamusasi, à Tchoma.
Monsieur Floribert Zebo est né et vaincu à Largu depuis 1988, dans la chefferie des Bahema-Nord, zone de santé de Drodro, en territoire de Djugu. « Contre tout attente, le 26/05/2018, j’étais forcé à quitter Largu, mon village natal, pour me retrouver quelques jours après, dans le site des déplacés de Nyamusasi, à Tchomia. Bien qu’installé dans ce site, la paix recherchée en fuyant Largu, n’était toujours pas au rendez-vous ». Dans ce site, la bataille pour la survie est un combat de tous les jours contre la précarité et les crises, mais aussi et surtout l’acceptance par la communauté d’accueil. « Moi, à Largu, je vivais de l’agriculture. Mais ici à Tchomia, il n’y a pas d’espace libre. Tout a son propriétaire ». Ici, il est strictement interdit aux déplacés de toucher à la moindre portion des terres. Ce qui exacerbe la souffrance des déplacés qui, s’ils cultivaient, se seraient pris en charge.
Vint le projet « Pour un Djugu Pacifique : Cohésion sociale, réintégration économique et engagement des jeunes et des femmes pour la pacification du territoire de Djugu ». Zebo est sélectionné parmi les bénéficiaires directs. Avec la garantie d’accès aux terres sous la médiation du projet, il va choisir l’agriculture et est intégré dans le groupement agricole de Nyamusasi. Des plaidoyers sont menés auprès des autorités et des espaces sont offertes pour l’activité du projet. Dans son groupe, Zebo va se perfectionner à la culture maraichère qui est restée sa principale activité économique et est ainsi parfaitement intégré dans cette communauté. Avec les revenus de ses activités, Zabo a dû s’acheter une parcelle dans laquelle il vit ; ce qui fait de lui, non pas un déplacé, mais plutôt un habitant du village Nyamusasi, à Tchomia. « Maintenant, je suis accepté et donc je me sens bien ici. C’est ici maintenant, mon nouveau village », conclut-il.
- La paix, on peut se la donner
« La paix, on peut se la donner en acceptant de vivre en harmonie avec les autres et en résolvant pacifiquement les différends qui peuvent arriver dans nos relations » ; Propos du Chef de groupement Fataki lors des échanges et discussion sur la paix et la cohabitation pacifique des populations de Fataki (Hema) et celles du village Arr (Lendu), en territoire de Djugu

